dimanche 4 mars 2018

Compte rendu de la réunion du 1/03

La matinée de négociations n’a servi qu’à rappeler le contexte de la loi, un cabinet choisi par la direction a passé la matinée à présenter les effets de la loi.

L'après midi est entré légèrement plus dans la négociation, la direction expliquant sa vision de la nouvelle instance. Et à l'écoute de leurs propositions, cela va faire très mal. Tous les accords faisant référence au CE, au CHSCT, aux DP tombent de fait. Il ne s'agit effectivement pas de la "fusion des instances" mais bien de la création d'une nouvelle, avec une page blanche permettant de faire table rase de 40 ans de vie syndicale et sociale.

Sur les trois points que nous revendiquons, en ce qui concerne la structure de rémunération, la direction propose de la réaffirmer dans les chapitres ASC au travers de l’assiette de calcul, ce qui nous permettrait de poser clairement une garantie sur notre rémunération. Les ASC étant le thème 2 retenu par la direction, la réunion de négociations sur ce thème aura lieu le 21/03.

Sur l'anticipation de la retraite, la direction rechigne à inscrire le socle conventionnel du T-4 dans l'accord, au prétexte que cela ne reflète pas la réalité du T-5 chez Total, et nous affirme chercher un moyen rédactionnel pour le garantir (quitte à mettre à la signature un accord spécifique)

Sur les CHSCT (appartenant au thème 1), la direction considère que le remplacant du CHSCT est le CSE, et non la commission Santé Sécurité Condition de Travail (C2SCT), cette dernière pourra avoir un role et des missions, mais aucune prérogative ! De plus, sur les délégués de proximité (qui pourraient jouer un role dans la C2SCT), la direction ne semble pas encline à les déployer...

Enfin, le dernier volet de la réunion était sur le thème 3 : élus et mandatés. La direction avec le soutien de plusieurs organisation syndicales souhaite aller vers une professionnalisation de la fonction syndicale, en déployant en vrac et non exhaustif : parcours spécifique des élus, traitement salarial spécifique, rattachement systématique aux RH ...

Notre syndicat se positionne complètement contre ces propositions, qui ne correspondent en aucun point à notre vision du syndicalisme militant et de convictions. Mais certaines organisations syndicales ayant dans un passé proche porté des revendications qui allaient plus loin (coefficient en fonction des responsabilités syndicales tenues, promotions pour les anciens élus qui "ne peuvent quand même pas retourner sur leur poste"), la direction a donc trouvé des oreilles attentives sur ces sujets.

Prochaine réunion : Mardi 6 mars

La CGT continuera de vous tenir informés, et restera vigilante sur le déroulement de cette négociation.

jeudi 1 mars 2018

Reunion de negociation economique et sociale

Retrouvez sur ce fil le compte rendu le negociation

Reunion de negociation economique et sociale
Pour l instant la direction nous sert la soupe avec une présentation de la loi...
En attente du compte rendu de cette première négociation.
Selon les premiers retours que nous avons, la direction a bien réaffirmé que les trois sujets allait être traité.
Sur le thème rémunération conventionnelle, elle propose d'inscrire la structure de la rémunération dans la partie dotation Activités sociales et culturelles, ce qui nous permettrait de fait, de garantir la structure de notre rémunération telle que nous la connaissons actuellement (si toutefois la direction l'inscrivait bien tel quel)
Plus de précisions à venir ...

mardi 13 février 2018

Reunion du 13/02

Retrouvez sur ce fil le compte rendu de la premiere reunion de concertation d un cycle de negociation "Economique et social", au cours duquel la direction doit s exprimer sur les garanties conventionnelles.

Pour le moment, la direction nous donne un calendrier de 6 reunions avec une fin de negociation au 18/04.

18h : reunion toujours en cours.

19h30 : fin de reunion, bilan plutot positif.

Reunion achevée vers 19h.

Le calendrier est modifié : la premiere reunion est avancée au 1er mars et c est 8 reunions qui s etendront jusqu'au 27 avril.

La direction accepte d intégrer les trois points revendiqués à la negociation. Ce qui en soit est deja un premier pas, dans la mesure où jusqu'à present, nous n avions qu un engagement oral.

Sur la retraite anticipée, la direction rappelle que les ordonnances Macron ne viennent pas remettre en cause le T-5 et s engage a discuter pour inscrire un socle conventionnel dans l accord.

Sur la remuneration, la direction n a pas fait immediatement preuve de la meme ouverture. Mais suite au rappel de notre syndicat qu en cas de refus de garantie sur ce point, des sites ne manqueraient pas de reagir de maniere répétitive, la direction a finalement accepté de negocier l aspect normatif de notre remuneration.

Sur les prerogatives des CHSCT, la direction accepte de négocier leurs transferts vers la nouvelle instance.

Si les premiers signaux sont encourageants, il convient d etre vigilants.

Des prises de parole seront organisées dans les jours qui viennent pour debattre ensemble.

La direction generale, en acceptant d intégrer les trois points,  place cette negociation sous le controle direct des salariés.

Sans préjuger des debats de nos AG à venir, nous appelons quoi qu il en soit les salaries à se tenir prêts à la mobilisation tout au long de ces negociations si la direction generale venait à fermer les portes qu elle ouvre aujourd'hui.

lundi 11 décembre 2017

Appel du 12 decembre

POUR LA DEFENSE DE NOS DROITS COLLECTIFS INSCRITS DANS UN ACCORD, EXIGEONS LA REOUVERTURE IMMEDIATE DE LA NAO 2018 !!

L’appel de la Cgt à 48h de grève à partir du 12 décembre 2017, pour le maintien de nos droits conventionnels inscrit dans un accord Total s’est fait plusieurs semaines avant la NAO Salaires 2018.

Le résultat de cette négociation - à la hauteur de son déroulement – est pitoyable, aucun syndicat n’est signataire !! D’ailleurs, une question se pose :

Cette négociation s’est-elle réellement clôturée le 6 décembre au soir ?

En effet, le 7 décembre au matin, la Direction nous faisait savoir qu’elle avait « oublié » de nous dire que la catégorie des Ouvriers/Employés se verra attribuer 1,1% d’AG et non 0,9% comme dit la veille.

Et aujourd’hui, la direction générale nous annonce que finalement, la mesure unilatérale sera de 1,1% (OE) et 0,9% (TAM) d’AG contre 0,5% et la prime de 500€ nets et non plus de 400€ bruts !!

La direction se rend-elle compte du ridicule de sa proposition ou craint-elle un mouvement d’ampleur sur nos sites ? Les deux, bien évidemment !

Le chantage à la signature n’a pas fonctionné et la direction prouve qu’elle a tenté de faire signer un accord « ras-les-pâquerettes », sous lequel elle ne peut pas aller ! Et la colère monte sur tous les sites, comme en attestent toutes les Assemblées Générales qui se sont déroulées depuis jeudi dernier.

« On ne peut pas rouvrir une négociation lorsqu’elle a débouché sur un accord avec des signataires. Ce serait les offenser. » François VIAUD, DRH du Groupe TOTAL, décembre 2013.

C’est pour cela que la Cgt exige la réouverture immédiate de la NAO Salaires 2018 pour que la direction y inscrive la garantie des droits conventionnels défendue par les salariés en grève le 23 novembre 2017 et l’amélioration de ses propositions salariales, car aucun syndicat ne peut accepter, quelques soit le contexte, un si bas niveau de considération envers des salariés qui ont subi 3 années dures et pénibles, et qui vont permettre au Groupe d’annoncer un résultat 2017 proche des 10 milliards d’€ de bénéfices !

LA DEMANDE EST SIMPLE, CLAIRE ET PARTAGEE. LA DIRECTION N’A AUCUN PRETEXTE POUR LA REFUSER, SAUF A CROIRE QU’ELLE SOUHAITE DE NOUVEAU ALLER A LA CONFRONTATION !!

TOUTES ET TOUS ENSEMBLE, REPONDONS MASSIVEMENT AUX APPELS A LA GREVE QUI AURONT LIEU LES 12, 13 ET 14 DECEMBRE 2017 SUR TOUS LES SITES DE L’UES !

mercredi 6 décembre 2017

NAO 2018

Retrouvez sur ce fil les informations en direct des NAO.

17h : proposition finale de la direction :

AG : 0.9%
AI : 0.8%
Supplément d'interessement à 500 euros nets

En cas de non signature de l'accord, la direction appliquerait unilatéralement :

AG : 0.5% et 400 euros de prime.

CFDT et FO se déclarent non signataires.

SICTAME et CGC ne se positionnent pas mais constatent le manque de signal fort de la direction.

La délégation CGT consulte ses syndicats.


15h30 : nouvelle proposition de la direction

Ag 0.9
AI 0.7
Supplement d intéressement à 500 euros net.
Refus d accorder notre revendication de plancher.
Aucune OS ne se declare satisfaite pour le moment.


13h : premiere proposition de la direction : 

AG 0.8
AI 0.6
Supplement 500 euros sur l interessement.


11h : fin du tour de table des Organisations Syndicales, la direction prend la parole.
La direction reconnait les efforts des salariés, Total s en sort mieux que les autres petroliers. Mais la rentabilité n est qu à 10%, il faut encore faire des efforts.

Sur l augmentation du PDG, la direction comprend que cela puisse etre mal percu.
Sur nos revendications de garantie de la convention collective, la direction nous repond ne pouvoir nous les garantir aujourd'hui ! Alors que jusqu'à present, la direction nous affirmait qu elle ne comprenait pas nos revendications et qu il n y avait pas de sujets, elle reconnait aujourd'hui la menace pesant sur les elements de remuneration, l anticipation de la retraite, et les CHSCT, mais reporte à plus tard toute possibilité de garantie de leur part.
Sur les interimaires, la direction reconnait que le recours à l interim augmente, mais que la situation n est pas durable.

10h : apres une presentation pleurnicharde de la direction, le tour de table des syndicats commence.

mercredi 6 septembre 2017

Un code du travail plus léger et plus protecteur, c'est possible!


Un collectif d'universitaire a rédigé, avec les syndicats, un projet de nouveau code du travail. Leur résultat : un code 4 fois plus court, beaucoup plus simple pour les entreprises et plus protecteur pour les salarié.e.s. 

Le projet prévoit par exemple de relancer la réduction du temps de travail, l'extension des droits du salariat aux travailleurs et travailleuses independant.e.s, l'allongement du congé paternité ou encore l'annulation des licenciements abusifs, avec la réintégration automatique des salarié.e.s concerné.e.s. 

Bizarrement, ce projet n'intéresse absolument pas Emmanuel Macron.

mardi 5 septembre 2017

Le travail de nuit sans limites ?
Aujourd'hui, le travail de nuit est strictement encadré par la loi. Le code du travail définit précisément les horaires concernés par le travail de nuit (entre 21h et 6h du matin), prévoit une durée maximum et des contreparties obligatoires (rémunération, repos). Normal : le travail de nuit expose à des risques de cancer ou de maladies cardiovasculaires. Emmanuel Macron envisage de renvoyer à la négociation d'entreprise ces dispositions. En fonction de votre entreprise, on pourrait par exemple estimer que le travail n'est considéré comme « de nuit » qu'à partir de minuit. Et que vous n'avez plus le droit à autant de jours de rattrapage.
« Une porte ouverte à la diminution de l’anticipation de la retraite ? Non, vous voyez le mal partout. »
Un référendum choisi par le patron, c’est super pratique !
La loi El Khomri avait déjà introduit la possibilité de contourner les syndicats majoritaires en organisant des référendums d’entreprise à la demande des organisations minoritaires. Emmanuel Macron pourrait élargir ce dispositif en permettant aux dirigeant.e.s de l’entreprise d’organiser eux-mêmes des référendums. Vous avez des syndicats qui résistent ? Plus de problème, contournez les avec un référendum. Au passage, mettez sous pression les salarié.e.s pour leur donner le sentiment qu’au fond, ils et elles n’ont pas vraiment le choix.
« Voici la question : Etes vous favorables au retour au 39h payées 35 ? Sinon, on licencie 150 personnes.
Mais c’est légal, c’est meme démocratique non ? »

D’autant que le dernier referendum organisé localement par la direction prouve que lorsque c’est le patron qui choisit les réponses, elles ont toutes un gout amer pour le salarié.