vendredi 4 mai 2018

Compte rendu de la négociation centrale du 27/04

D’entrée de jeu, notre syndicat a rappelé le délai qui nous était fixé pour l’obtention des garanties conventionnelles sur le T-5 et la rémunération. S’il n’y a eu aucune réaction de la part des autres syndicats (beaucoup plus bavards et revendicatifs sur la partie "carrières élus et mandatés"), la direction s’est engagée à communiquer aux salariés ses intentions sur le T-5 cette semaine, ainsi qu’à livrer sa mouture d’accord sur la rémunération à la prochaine réunion le 18 mai.
Ne constatant toujours aucun écrit, nous avons aujourd'hui relancé la direction générale qui nous affirme qu'un courrier est en cours de rédaction et nous sera transmis semaine prochaine. Ce courrier devrait indiquer les engagements de la direction sur nos accords en lien avec le T-5.
Nous avons également constaté cette semaine le ralliement d'un syndicat réformiste sur nos revendications, qu'ils porteront également à la réunion UFIP du 14 mai dont l'objet est la négociation des éléments conventionnels.
Afin d'éviter de céder face aux revendications de ses salariés, la direction de Total est elle en train de mettre en place l'acceptation de nos revendications par l'UFIP ?
S'il nous fallait encore le réaffirmer, les revendications massivement exprimées par les salariés doivent rapidement aboutir. Que ce soit l'UFIP ou Total nous importe peu, tant que les salariés retrouvent ces garanties conventionnelles.

jeudi 26 avril 2018

Compte rendu des négociations centrales en cours.

Si à l'issue des premières réunions, nous envisagions d'un bon oeil l'avancée de celles ci, force est de constater qu'aujourd'hui c'est l'inquiétude qui domine.

Alors que la direction avait rapidement pris des engagements oraux, il n'y a à ce jour toujours rien d'écrit dans les projets d'accord qu'elle nous transmet.

S'il est logique que l'on prenne du temps sur la refonte complète des instances, qu'est ce qui empêche la direction de coucher noir sur blanc les garanties pour lesquelles les salariés se sont massivement mobilisé en novembre et décembre 2017 ?

Les négociations sont actuellement enfoncées dans un bourbier, avec une direction face à nous qui souhaite remettre en cause le moindre accord, le moindre usage.
Est ce une stratégie de la direction que de conduire les négociations dans cette impasse ? De les faire trainer en longueur ?
Vu le contexte social actuel du pays, il nous apparait que oui, ce bourbier est voulu, si ce n'est organisé.

La partie CSSCT (commission de la future instance CSE, en charge de la sécurité) est toujours inachevée. Jusqu'à présent, meme si la direction reprend des dispositions de la CCNIP en lien avec la sécurité, aucune des prérogatives majeures des CHSCT n'est reprise, les moyens et le nombre d'élus sont au ras des pâquerettes.

Le problème, c'est que face à une direction destructrice, il n'existe aucun front syndical. Les syndicats réformistes étant pour leur part surtout impatients de négocier le thème des dotations des activités socio-culturelles ainsi que le thème "carrière élus et mandatés".

Pire, la CFDT va même jusqu'à affirmer devant la direction qu'elle n'a pas mandat à évoquer la convention collective, que ce n'est pas dans ces négociations qu'il faut en parler !

Nous constatons aujourd'hui être les seuls à négocier pour tenter des les obtenir.

Ces négociations, qui devaient s'achever le 27 avril, se continueront en mai, la direction ayant d'ores et déjà cranté 3 nouvelles dates, qui ne suffiront pas à achever ce cycle de négociations.

Pour autant, les salariés de notre site ont donné mandat à notre syndicat pour faire en sorte d'obtenir les garanties conventionnelles (T-5 et rémunération) et le maintien des CHSCT avant le mois de mai.

Ainsi, nous prévenons la direction générale. Si d'aventure, l'ensemble de nos revendications ne venait pas à être garanti rapidement, notre syndicat organisera de nouveau des Assemblées Générales permettant le débat sur les moyens à utiliser pour les obtenir.
A défaut d'avoir un front syndical, nous construirons un front de salariés !

Nous vous livrons ci dessous le compte rendu à chaud de notre délégation suite à la dernière réunion.

Il y a donc eu 3 réunions ajoutées en mai : les 18, 25 et 29 mai avec préparatoire la veille. Difficile de penser que ces 3 nouvelles dates permettront d’en finir avec ce vaste sujet. Nous avons à nouveau demandé de mettre 3 accords distincts à la signature : un sur les instances, un sur les ASC et un sur la carrière élus et mandatés. Un seul et même accord incite à trouver un équilibre entre des sujets bien différents et qui pour certains s’opposent. Comment justifier une signature sur une augmentation de dotations qui viendrait en opposition à une baisse de moyens pour les IRP ? Les OS qui valideraient ce recul s’octroieront de fait l’augmentations des dotations, mettant en porte-à-faux les syndicats non-signataires, une année d’élections professionnelles. Tout ceci n’est pas juste et loyal.

Ces deux dernières réunions ont été laborieuses. On avance plus du tout. On a vraiment l’impression que la direction est dans une stratégie d’épuisement. Noyés dans les débats, nous avons du mal à y voir clair dans les revendications de chacun, y compris parfois dans les nôtres ! Aucune occasion ne leur est véritablement consacrée. Sur le sujet du CSE et CSEC, la Cgt n’est toujours pas parvenue à poser toutes ses revendications. Les discussions sur les thème de la SSCT ne sont pas abouties. La direction nous enfonce dans son schéma et certaines OS sont impatientes d’entamer le thème des dotations et de la carrière des élus. Le texte de la direction devient donc la seule base de discussions faute de stratégie syndicale commune et parce que ce texte « a déjà le mérite d’exister ». Ce niveau d’exigence proche de zéro nous pénalise dans cette négociation. La direction avance, tout est remis en cause, y compris le moindre usage. La direction remet tout à plat ou directement à la poubelle, c’est cela l’entrée des ordonnances MACRON chez Total !

Il y a donc de quoi être inquiet lorsqu’elle aura l’intention d’attaquer nos accords qui visent à améliorer les dispositions de la convention collective, qui sont pour la plupart remis en cause suite à cette même loi ! L’inquiétude, mais aussi l’impatience des salariés grandissent. Même si la direction a repris bon nombre des dispositions de la CCNIP pour renforcer les moyens du CSE et de la CSSCT concernant la sécurité, les 2 autres thèmes (structure de rémunération et T-5) n’ont pas encore été abordés dans cette négociation. Et ce sont bien 2 thèmes qui mobilisent le plus les salariés. Ils attendent des réponses aux inquiétudes qu’ils ont montrées depuis novembre 2017. La direction générale est parfaitement avertie. La question est : la direction joue-t-elle la montre dans cette période socialement tendue ? Espère-t-elle nous opposer une fin de non-recevoir le plus tard possible pour qu’une éventuelle action de grève ne puisse se greffer aux mobilisations actuellement en cours ? A-t-elle peur de l’indispensable « convergence des luttes » autant reprise par les médias pour certainement mieux juger un échec s’il venait ?

Dans cette négociation, la direction nous a bien fait comprendre que, pour elle, la CCNIP, c’est du passé ! Elle ose à peine écrire son nom dans notre accord, refuse de reprendre en référence en les nommant les accords de Branche impactés par les ordonnances MACRON, parlant même d’un symbole ! Nous avons donc averti : si les discussions n’avancent pas ou ne sont pas satisfaisantes, la Cgt ira poser devant les salariés 4 revendications à défendre dans un accord à part entière :

-          Maintien et application des accords conventionnels de 1985, 1995, 2003, 2005, 2007 et 2011 dans le Groupe Total (suite notamment aux catastrophes de La Mède et d’AZF et suite aux mobilisations de 2010),

-          17 thèmes conventionnels non dérogeables dans l’entreprise au lieu des 13 prévus par la loi (les 4 autres étant facultatifs),

-          Respect normatif de chacun des thèmes, accords, conventions… passés et futurs de la CCNIP, sans possibilité de déroger par équivalence,

-          Intégration de tous les éléments de salaires dans la structure de rémunération du thème 1 (actuellement uniquement le salaire minimum hiérarchique y figure).

dimanche 4 mars 2018

Compte rendu de la réunion du 1/03

La matinée de négociations n’a servi qu’à rappeler le contexte de la loi, un cabinet choisi par la direction a passé la matinée à présenter les effets de la loi.

L'après midi est entré légèrement plus dans la négociation, la direction expliquant sa vision de la nouvelle instance. Et à l'écoute de leurs propositions, cela va faire très mal. Tous les accords faisant référence au CE, au CHSCT, aux DP tombent de fait. Il ne s'agit effectivement pas de la "fusion des instances" mais bien de la création d'une nouvelle, avec une page blanche permettant de faire table rase de 40 ans de vie syndicale et sociale.

Sur les trois points que nous revendiquons, en ce qui concerne la structure de rémunération, la direction propose de la réaffirmer dans les chapitres ASC au travers de l’assiette de calcul, ce qui nous permettrait de poser clairement une garantie sur notre rémunération. Les ASC étant le thème 2 retenu par la direction, la réunion de négociations sur ce thème aura lieu le 21/03.

Sur l'anticipation de la retraite, la direction rechigne à inscrire le socle conventionnel du T-4 dans l'accord, au prétexte que cela ne reflète pas la réalité du T-5 chez Total, et nous affirme chercher un moyen rédactionnel pour le garantir (quitte à mettre à la signature un accord spécifique)

Sur les CHSCT (appartenant au thème 1), la direction considère que le remplacant du CHSCT est le CSE, et non la commission Santé Sécurité Condition de Travail (C2SCT), cette dernière pourra avoir un role et des missions, mais aucune prérogative ! De plus, sur les délégués de proximité (qui pourraient jouer un role dans la C2SCT), la direction ne semble pas encline à les déployer...

Enfin, le dernier volet de la réunion était sur le thème 3 : élus et mandatés. La direction avec le soutien de plusieurs organisation syndicales souhaite aller vers une professionnalisation de la fonction syndicale, en déployant en vrac et non exhaustif : parcours spécifique des élus, traitement salarial spécifique, rattachement systématique aux RH ...

Notre syndicat se positionne complètement contre ces propositions, qui ne correspondent en aucun point à notre vision du syndicalisme militant et de convictions. Mais certaines organisations syndicales ayant dans un passé proche porté des revendications qui allaient plus loin (coefficient en fonction des responsabilités syndicales tenues, promotions pour les anciens élus qui "ne peuvent quand même pas retourner sur leur poste"), la direction a donc trouvé des oreilles attentives sur ces sujets.

Prochaine réunion : Mardi 6 mars

La CGT continuera de vous tenir informés, et restera vigilante sur le déroulement de cette négociation.

jeudi 1 mars 2018

Reunion de negociation economique et sociale

Retrouvez sur ce fil le compte rendu le negociation

Reunion de negociation economique et sociale
Pour l instant la direction nous sert la soupe avec une présentation de la loi...
En attente du compte rendu de cette première négociation.
Selon les premiers retours que nous avons, la direction a bien réaffirmé que les trois sujets allait être traité.
Sur le thème rémunération conventionnelle, elle propose d'inscrire la structure de la rémunération dans la partie dotation Activités sociales et culturelles, ce qui nous permettrait de fait, de garantir la structure de notre rémunération telle que nous la connaissons actuellement (si toutefois la direction l'inscrivait bien tel quel)
Plus de précisions à venir ...

mardi 13 février 2018

Reunion du 13/02

Retrouvez sur ce fil le compte rendu de la premiere reunion de concertation d un cycle de negociation "Economique et social", au cours duquel la direction doit s exprimer sur les garanties conventionnelles.

Pour le moment, la direction nous donne un calendrier de 6 reunions avec une fin de negociation au 18/04.

18h : reunion toujours en cours.

19h30 : fin de reunion, bilan plutot positif.

Reunion achevée vers 19h.

Le calendrier est modifié : la premiere reunion est avancée au 1er mars et c est 8 reunions qui s etendront jusqu'au 27 avril.

La direction accepte d intégrer les trois points revendiqués à la negociation. Ce qui en soit est deja un premier pas, dans la mesure où jusqu'à present, nous n avions qu un engagement oral.

Sur la retraite anticipée, la direction rappelle que les ordonnances Macron ne viennent pas remettre en cause le T-5 et s engage a discuter pour inscrire un socle conventionnel dans l accord.

Sur la remuneration, la direction n a pas fait immediatement preuve de la meme ouverture. Mais suite au rappel de notre syndicat qu en cas de refus de garantie sur ce point, des sites ne manqueraient pas de reagir de maniere répétitive, la direction a finalement accepté de negocier l aspect normatif de notre remuneration.

Sur les prerogatives des CHSCT, la direction accepte de négocier leurs transferts vers la nouvelle instance.

Si les premiers signaux sont encourageants, il convient d etre vigilants.

Des prises de parole seront organisées dans les jours qui viennent pour debattre ensemble.

La direction generale, en acceptant d intégrer les trois points,  place cette negociation sous le controle direct des salariés.

Sans préjuger des debats de nos AG à venir, nous appelons quoi qu il en soit les salaries à se tenir prêts à la mobilisation tout au long de ces negociations si la direction generale venait à fermer les portes qu elle ouvre aujourd'hui.

lundi 11 décembre 2017

Appel du 12 decembre

POUR LA DEFENSE DE NOS DROITS COLLECTIFS INSCRITS DANS UN ACCORD, EXIGEONS LA REOUVERTURE IMMEDIATE DE LA NAO 2018 !!

L’appel de la Cgt à 48h de grève à partir du 12 décembre 2017, pour le maintien de nos droits conventionnels inscrit dans un accord Total s’est fait plusieurs semaines avant la NAO Salaires 2018.

Le résultat de cette négociation - à la hauteur de son déroulement – est pitoyable, aucun syndicat n’est signataire !! D’ailleurs, une question se pose :

Cette négociation s’est-elle réellement clôturée le 6 décembre au soir ?

En effet, le 7 décembre au matin, la Direction nous faisait savoir qu’elle avait « oublié » de nous dire que la catégorie des Ouvriers/Employés se verra attribuer 1,1% d’AG et non 0,9% comme dit la veille.

Et aujourd’hui, la direction générale nous annonce que finalement, la mesure unilatérale sera de 1,1% (OE) et 0,9% (TAM) d’AG contre 0,5% et la prime de 500€ nets et non plus de 400€ bruts !!

La direction se rend-elle compte du ridicule de sa proposition ou craint-elle un mouvement d’ampleur sur nos sites ? Les deux, bien évidemment !

Le chantage à la signature n’a pas fonctionné et la direction prouve qu’elle a tenté de faire signer un accord « ras-les-pâquerettes », sous lequel elle ne peut pas aller ! Et la colère monte sur tous les sites, comme en attestent toutes les Assemblées Générales qui se sont déroulées depuis jeudi dernier.

« On ne peut pas rouvrir une négociation lorsqu’elle a débouché sur un accord avec des signataires. Ce serait les offenser. » François VIAUD, DRH du Groupe TOTAL, décembre 2013.

C’est pour cela que la Cgt exige la réouverture immédiate de la NAO Salaires 2018 pour que la direction y inscrive la garantie des droits conventionnels défendue par les salariés en grève le 23 novembre 2017 et l’amélioration de ses propositions salariales, car aucun syndicat ne peut accepter, quelques soit le contexte, un si bas niveau de considération envers des salariés qui ont subi 3 années dures et pénibles, et qui vont permettre au Groupe d’annoncer un résultat 2017 proche des 10 milliards d’€ de bénéfices !

LA DEMANDE EST SIMPLE, CLAIRE ET PARTAGEE. LA DIRECTION N’A AUCUN PRETEXTE POUR LA REFUSER, SAUF A CROIRE QU’ELLE SOUHAITE DE NOUVEAU ALLER A LA CONFRONTATION !!

TOUTES ET TOUS ENSEMBLE, REPONDONS MASSIVEMENT AUX APPELS A LA GREVE QUI AURONT LIEU LES 12, 13 ET 14 DECEMBRE 2017 SUR TOUS LES SITES DE L’UES !

mercredi 6 décembre 2017

NAO 2018

Retrouvez sur ce fil les informations en direct des NAO.

17h : proposition finale de la direction :

AG : 0.9%
AI : 0.8%
Supplément d'interessement à 500 euros nets

En cas de non signature de l'accord, la direction appliquerait unilatéralement :

AG : 0.5% et 400 euros de prime.

CFDT et FO se déclarent non signataires.

SICTAME et CGC ne se positionnent pas mais constatent le manque de signal fort de la direction.

La délégation CGT consulte ses syndicats.


15h30 : nouvelle proposition de la direction

Ag 0.9
AI 0.7
Supplement d intéressement à 500 euros net.
Refus d accorder notre revendication de plancher.
Aucune OS ne se declare satisfaite pour le moment.


13h : premiere proposition de la direction : 

AG 0.8
AI 0.6
Supplement 500 euros sur l interessement.


11h : fin du tour de table des Organisations Syndicales, la direction prend la parole.
La direction reconnait les efforts des salariés, Total s en sort mieux que les autres petroliers. Mais la rentabilité n est qu à 10%, il faut encore faire des efforts.

Sur l augmentation du PDG, la direction comprend que cela puisse etre mal percu.
Sur nos revendications de garantie de la convention collective, la direction nous repond ne pouvoir nous les garantir aujourd'hui ! Alors que jusqu'à present, la direction nous affirmait qu elle ne comprenait pas nos revendications et qu il n y avait pas de sujets, elle reconnait aujourd'hui la menace pesant sur les elements de remuneration, l anticipation de la retraite, et les CHSCT, mais reporte à plus tard toute possibilité de garantie de leur part.
Sur les interimaires, la direction reconnait que le recours à l interim augmente, mais que la situation n est pas durable.

10h : apres une presentation pleurnicharde de la direction, le tour de table des syndicats commence.